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Quand le « fun » remplace l’apprentissage : ce que les étudiants vivent réellement à l’université

  • 8 janv.
  • 3 min de lecture

Parcourez aujourd’hui la communication de nombreuses universités ou grandes écoles et un constat s’impose.

La promesse n’est plus centrée sur l’apprentissage.

Elle est centrée sur l’expérience :salles de sport ultramodernes, associations étudiantes dynamiques, événements à répétition, semaines à thème, calendriers saturés d’« activités fun » destinées à rendre la vie sur le campus attrayante.

En surface, cela ressemble à un progrès. Mais en profondeur, quelque chose de préoccupant est en train de se produire.


Les étudiants ne demandent pas plus de fun


Contrairement à une idée largement répandue, la plupart des étudiants ne demandent pas à être divertis. Ils savent le faire eux-même. Ils demandent quelque chose de bien plus sérieux :

  • de la clarté

  • de la compétence

  • une direction

  • une préparation réelle à la vie

Dans une économie marquée par les contrats courts, les carrières hybrides et l’incertitude permanente, les étudiants savent très bien que quelques instants de plaisir ne compensent ni des compétences fragiles, ni une pensée superficielle, ni un enseignement de faible qualité. Ils ne rejettent pas le plaisir. Ils rejettent le plaisir vide de sens.


Le problème du « fun » comme stratégie


Lorsque les universités utilisent le fun comme substitut à la qualité éducative, trois dérives apparaissent :


  1. L’enseignement se détériore silencieusement Des cursus mal structurés, des attentes floues et des enseignants désengagés sont masqués par une ambiance de campus animée.

  2. Les infrastructures deviennent un écran de fumée L’accès aux bâtiments, aux technologies et aux événements finit par justifier une pédagogie faible — comme si les moyens pouvaient remplacer l’exigence.

  3. Les étudiants se sentent subtilement trahis Ils perçoivent l’écart entre ce qui leur a été promis et ce qu’ils deviennent réellement. Lorsqu’ils en prennent pleinement conscience, le coût — financier et personnel — est déjà lourd.


Les activités « fun » ne devraient jamais servir d’alibi à une éducation médiocre.

Et pourtant, c’est trop souvent le cas.


L’émergence du « fun utile »


Les étudiants d’aujourd’hui changent les règles du jeu.

Ils recherchent un fun utile :

  • des activités qui développent des compétences transférables

  • des expériences qui affinent le jugement et l’autonomie

  • un engagement qui produit de la compétence réelle, pas seulement des souvenirs

Ils posent une question simple, mais décisive :

« Qu’est-ce que je saurai faire concrètement parce que j’ai étudié ici ? »

Ce n’est pas un rejet de la vie étudiante. C’est une exigence de sens.


Ce qu’est réellement l’expérience étudiante


La véritable expérience étudiante ne repose pas sur une stimulation permanente.

Elle repose sur :

  • le sentiment d’être intellectuellement respecté

  • le fait d’être challengé sans être humilié

  • la certitude que l’effort mène quelque part

  • des enseignants présents, compétents et intentionnels


Lorsque ces conditions sont réunies, le plaisir émerge naturellement — sans avoir besoin d’être artificiellement fabriqué.


Des activités aux crédits de connaissance


Plutôt, partons d’un postulat différent : Le cœur de l’expérience étudiante, c’est la qualité de l’enseignement.


Plutôt que d’ajouter du fun autour de l’apprentissage, nous intégrons l’engagement dans l’apprentissage, grâce à :

  • une pédagogie et une andragogie de haute qualité

  • une architecture claire des apprentissages

  • une conversion intentionnelle des expériences en crédits de connaissance transférables


Dans ce modèle :

  • les activités ne sont pas du divertissement, mais des environnements d’apprentissage

  • la participation développe des compétences qui dépassent la salle de classe

  • le plaisir naît de la maîtrise, de la pertinence et de la progression

Les étudiants n’ont plus à choisir entre plaisir et exigence.Ils vivent les deux — parce que l’un renforce l’autre.

Un changement de regard nécessaire


Les universités n’ont pas besoin de plus d’événements.Elles ont besoin de meilleur enseignement. Elles n’ont pas besoin de campus plus bruyants.Elles ont besoin de parcours d’apprentissage plus lisibles. Et les étudiants n’ont pas besoin d’être occupés.Ils ont besoin d’être formés. À long terme, la plus puissante des expériences étudiantes n’est pas celle qui fait du bien sur le moment,mais celle qui s’avère utile pour la vie.


Chez MORIM, ce n’est pas une aspiration.C’est le standard que nous travaillons à restaurer.

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