top of page

Partie II — Avant le diplôme : pourquoi l’employabilité commence bien avant l’université

  • 16 janv.
  • 3 min de lecture

Lorsque les entreprises pensent à l’éducation, elles se concentrent souvent sur l’étape finale : les diplômés.

C’est compréhensible. C’est là que le recrutement a lieu. C’est là que la performance est mesurée. Mais au moment où un jeune arrive à l’université, quelque chose de bien plus fondamental a déjà été façonné : Sa relation à l’apprentissage lui-même.

Les fondations invisibles de l’employabilité

L’employabilité n’est pas seulement un ensemble de compétences.C’est une posture.

Elle inclut :

  • La capacité d’écouter et de s’adapter

  • La confiance pour poser des questions pertinentes

  • La discipline de mener à terme ce qui est initié

  • Le jugement pour naviguer dans l’incertitude

  • La présence pour travailler avec des personnes, pas seulement avec des tâches

Ces qualités n’apparaissent pas soudainement dans un projet de dernière année. Elles se construisent au fil des années de scolarité, de mentorat et d’expériences en classe. C’est pourquoi une implication des entreprises limitée aux conférenciers invitées ou aux partenariats universitaires, bien qu’utile, s’attaque davantage à la surface du problème qu’à ses racines.

Quand les professionnels entrent dans les espaces d’apprentissage

Une opportunité croissante s’offre aux professionnels — et pas seulement aux universitaires — de contribuer à l’éducation à des stades plus précoces.

Pas en tant que conférenciers motivationnels. Pas comme visiteurs ponctuels.

Mais comme contributeurs formés à la pédagogie, qui savent travailler avec de jeunes apprenants, et pas seulement les impressionner.

Lorsque cela est bien fait, une rare convergence se crée :

  • Les élèves découvrent la pensée du monde réel sans en être submergés.

  • Les écoles gagnent en pertinence sans sacrifier la profondeur éducative.

  • Les entreprises investissent dans leur future main-d’œuvre bien avant que le recrutement ne commence.

Le retour sur investissement pour les employeurs

Les bénéfices pour les organisations vont bien au-delà de la « responsabilité sociale des entreprises ». Les collaborateurs qui ont l’opportunité de contribuer à l’éducation développent souvent :

  • Un sens du purpose et du sens au travail renforcé

  • Une plus grande loyauté envers leur employeur

  • Une confiance accrue dans leur leadership

  • De meilleures compétences en communication et en mentorat

En enseignant aux autres, les professionnels sont amenés à clarifier leur propre pensée. Cela renforce le jugement, la patience et la présence — des qualités qui améliorent directement la performance en leadership au sein de l’entreprise.


À l’échelle organisationnelle, ce type d’engagement :

  • Renforce la marque employeur dans les communautés locales

  • Construit des viviers de talents à long terme

  • Réduit les coûts de formation futurs

  • Positionne l’entreprise comme un acteur du développement national et régional


En résumé, rendre à la société devient un avantage stratégique, pas seulement un devoir moral.

Le chaînon manquant : la pédagogie

Il existe cependant un risque critique. Être expert ne fait pas automatiquement de quelqu’un un enseignant. Sans ancrage pédagogique, des professionnels bien intentionnés peuvent désorienter, submerger ou démobiliser les apprenants. Un impact réel exige plus que de l’expérience — il exige la capacité de transmettre cette expérience.

C’est ici que la plupart des initiatives entreprises-éducation échouent discrètement.

Comment MORIM fait le lien entre les deux mondes

Chez MORIM, notre travail commence précisément à cette intersection.

Nous ne formons pas des experts à parler— ils savent déjà le faire et le font mieux que nous. Nous formons des professionnels à enseigner.

Nous travaillons avec des entreprises, des institutions et des individus pour :

  • Doter les professionnels expérimentés d’une posture pédagogique

  • Traduire les savoirs de l’industrie en parcours d’apprentissage porteurs de sens

  • Accompagner les écoles et les universités dans la construction d’un alignement plus profond avec le monde professionnel

  • Concevoir des expériences d’apprentissage qui relient la formation académique à la capacité d’agir dans le monde réel.

Notre rôle n’est pas de remplacer les universitaires ou l’industrie. Il est de les aider à se rencontrer — intentionnellement, structurellement et humainement.

Parce que l’avenir du travail ne commence pas au recrutement. Il commence dans la salle de classe. Et la qualité de cette génèse détermine tout ce qui suit.

bottom of page